Les Coquets de Mayenne arrivent

Jeune frère de poules pondeuses

Communiqué de presse
Les Coquets de Mayenne arrivent

Pour répondre à la réglementation qui interdira l’euthanasie des poussins mâles de race pondeuse à l’horizon 2022, Laval Mayenne Technopole (LMT), avec les partenaires du projet européen Food Heroes a étudié et expérimenté trois alternatives. Ainsi, avec le lycée agricole de Laval (Agrocampus) et l’entreprise Le Gars Daudet, un nouveau concept de « frères de pondeuses » voit le jour.

D’ici 2022, l’élimination des poussins mâles sera interdite en France et en Allemagne

Celle-ci résulte de la séparation et la sélection des races de poules pondeuses sur leurs performances à la ponte, contrairement aux races de poulets de chair sélectionnés sur leur aptitude à produire de la viande. Ainsi une poule pondeuse peut produire aujourd’hui plus de 300 œufs par an. Or, ses frères qui ne produisent pas d’œufs ont de faibles capacités à grossir vite et ont un mauvais indice de consommation (rapport entre la quantité d’aliment consommé et la viande produite). Ils sont donc considérés comme inutiles et sont éliminés dès l’éclosion après avoir été « sexés » (séparés des femelles). Ainsi, chaque année, 50 millions de poussins sont éliminés en France et autant en Allemagne. Cette pratique vient en opposition frontale avec les attentes des consommateurs-citoyens pour des questions d’éthique. C’est pourquoi les ministres français et allemand de l’agriculture ont décidé de l’interdire.

Trouver des alternatives pour valoriser les poussins mâles

Les partenaires du projet Européen Food Heroes, dont Laval Mayenne Technopole (LMT), ont étudié et expérimenté les trois alternatives qui se présentent  aux professionnels de la filière œuf :

  • Le sexage in ovo qui consiste à détecter le sexe de l’embryon dans l’œuf de sorte à éliminer les mâles avant l’éclosion. Fondée sur des technologies sophistiquées (optique, biochimie) cette solution est à l’étude en Allemagne, aux Pays Bas et en France,
  • L’utilisation de races mixtes ou duales  dont les femelles font un peu moins d’œufs mais dont les mâles sont bien en chair. Malheureusement, il s’avère que ces races offrent un mauvais compromis : moins d’œufs pour les poules que leurs cousines pondeuses et moins de viandes pour les coqs que leurs cousins sélectionnés pour cette qualité.
  • Elever les « frères de pondeuses » suivant un mode économique adapté à leur croissance lente et un marketing spécifique.

C’est cette dernière voie qu’ont emprunté LMT et ses partenaires locaux.

Un modèle économique adapté avec les « frères de pondeuses »

Le lycée agricole, Agrocampus Laval, a conduit deux lots de 100 poussins mâles de pondeuses en 2019 et 2020 pour étudier leurs indices de croissance (gain de poids par jour) et de consommation ainsi que leur prix de revient. Ils ont trouvé pertinent de les élever 60 jours.

L’entreprise Le Gars Daudet et  LMT , avec l’aide du designer Benoit Millet et celle du projet Food Heroes, ont créé une marque signifiant la particularité de ces frères de pondeuses, de leur histoire et de leurs qualités. Enfin, un éleveur de poulets, fournisseur du « Gars Daudet », vient d’élever 80 frères de pondeuses au milieu de ses poulets qui seront vendus par Le Gars Daudet à partir du 2 décembre.

Contacts

LMT : Nicolas Chomel, nicolas.chomel@laval-technopole.fr 06 76 75 35 96

Agri Campus Laval  (Lycée agricole de Laval) : Emmanuel Fournier, 06 63 69 12 31

Le Gars Daudet : Baptiste Daudet, 06 81 17 25 97

Le Labo du Design : Benoit Millet, 07 68 68 94 87

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