Les différents degrés d'innovation

L’innovation peut être plus ou moins importante, plus ou moins révolutionnaire : afin de distinguer le degré d’innovation, il est usuel de parler d’innovation de rupture et d’innovation incrémentale.

L’innovation de rupture est comme son nom l’indique le fait de faire faire un saut très important à un produit : l’archétype de cette innovation est celle du CD-Rom par rapport  au disque Vinyle. L’innovation de rupture revient généralement à changer radicalement de technologie,  laquelle technologie est soit toute nouvelle (tout juste sortie des labos) ce qui rend possible une réalisation impossible jusque là, soit issue d’un autre secteur d’activité. L’innovation de rupture peut être réalisée par des nouveaux entrants sur le marché, puisqu’elle ne présuppose pas une connaissance approfondie de l’état de l’art mais plutôt une maîtrise de la nouvelle technologie. L’exemple de l’apparition du e-commerce est à cet égard significatif puisque celui-ci n’a pas été inventé par les acteurs traditionnels de la vente par correspondance. L’innovation de rupture est donc l’occasion de bouleverser les hiérarchies entre les acteurs.

L’innovation incrémentale consiste à constamment et presque imperceptiblement améliorer un produit, un service ou un procédé. Celle-ci est généralement conduite par les acteurs en place qui essaient sans prendre de grands risques de faire évoluer leurs offres afin de rester compétitifs. L’innovation incrémentale est plus accessible et moins risquée et repose habituellement sur les compétences maîtrisées par l’entreprise. C’est donc par là qu’il faut souvent commencer son apprentissage de l’innovation. L’innovation incrémentale permet de prolonger la durée de vie d’un produit en le faisant évoluer au fil des besoins et des technologies, jusqu’à ce qu’il soit enfin remplacer par un produit issu d’une innovation de rupture.

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