En 2016, LMT fête ses 20 ans !
Retrouvez des anecdotes de ces 20 années dédiées à l'innovation sur le territoire !

Création de Laval Mayenne Technopole

Cette année, LMT fête ses 20 ans, une soirée événement aura lieu le 18 octobre 2016 à l’hippodrome de Laval pour fêter ces 20 années dédiées au déploiement de l’innovation sur le territoire. C’est également l’occasion de revenir sur les débuts de la création de Laval Mayenne Technopole.

Le 30 septembre 1996, est la date à laquelle l’association Laval Mayenne Technopole a été créée. Cette création est née de la volonté forte du Maire de l’époque, M. François d’Aubert de donner à Laval une image liée à l’innovation et à la Recherche :« la technopole est la manifestation de la volonté du pays de Laval et de toute la Mayenne de développer l’emploi scientifique et la haute technologique. Elle permet d’attirer des créateurs d’entreprises en télématique, en informatique et pour l’exploitation d’Internet »[1]. En tant que Secrétaire d’Etat à la Recherche, il avait eu l’occasion d’être au contact direct de l’innovation et de la Recherche en visitant des laboratoires et incubateurs dans le monde entier. Pour la création de Laval Mayenne Technopole, la ville de Laval et sa communauté de communes ont fait appel à Thierry Bruhat,  un consultant spécialisé dans le domaine de l’innovation et, particulièrement, des technopôles,et à Guy Le Bras, le Directeur de Cabinet de François d’Aubert, , devenu ensuite Directeur de LMT avec la mission de déployer l’innovation et la réalité virtuelle à Laval et en Mayenne. A l’époque, Laval faisait partie des plus petites villes françaises à s’être dotée d’une Technopole. Les objectifs de la création de Laval Mayenne Technopole déterminés au départ étaient de :

- « Renforcer l’image des entreprises de Laval et de la Mayenne, à l’extérieur du département
et auprès des mayennais eux-mêmes,

- Soutenir l’essor économique et scientifique des entreprises de l’ensemble du département. Puisque le potentiel industriel de la Mayenne, reconnu dans le domaine de l’élevage et de l’agro-alimentaire, restait largement méconnu pour les secteurs de l’électronique, la sous-traitance automobile et la communication,

- Et dynamiser la création d’activités nouvelles – entreprises de technologie, instituts de formations spécialisés…- à Laval et en Mayenne. »[2]

La Technopole de Laval devient alors un outil au service du dynamisme de la Mayenne par l’innovation, et « une opportunité de développement technologique » pour les entreprises locales[3]. Ensuite c’est également une zone d’activité en lien avec l’enseignement et la recherche qui se crée à Laval. En effet, l’ESIEA s’était déjà installée dans cette zone qui est maintenant dédiée à l’enseignement supérieur, la recherche et les entreprises innovantes. En 1996, le laboratoire de recherche Clarté voit le jour. Ensuite c’est l’IUT qui s’installe, puis la Maison de la Technopole avec la première pierre de la pépinière posée le 12 septembre 1997. Les entreprises permettent également l’expansion de cette zone avec « l’installation prochaine d’un laboratoire d’une quinzaine de chercheurs sur la technopole lavalloise par Sanders, le spécialiste de la nutrition animale. Tout près de sa filiale Sogeval, spécialisée dans la fabrication de produits vétérinaires. »[4]. Dans la technopole, à ses débuts, il y avait les bureaux de l’anvar (agence nationale pour la valorisation de la recherche) et de l’INPI (institut national de la propriété industrielle).

Les missions données à Laval Mayenne Technopole sont de faire coopérer les laboratoires de recherche, les établissements d’enseignement supérieur et les entreprises rassemblées autour de thèmes porteurs comme la sécurité alimentaire, la réalité virtuelle et la compatibilité électromagnétique. En effet, ces trois thèmes ont été les piliers sur lesquels la technopole s’est développée.

Dans une prochaine newsletter, nous vous raconterons le développement de la technopole dans les dix dernières années.



[1] François d’Aubert cité dans Technopole : la première pierre posée. Ouest-France, 13-14 septembre 1997, p.10

[2] LAVAL MAYENNE TECHNOPOLE. Inauguration Laval Mayenne Technopole. Dossier de presse, lundi 5 octobre 1998

[3]La Technopole, une  locomotive. Ouest-France, 6 février 2002, p.11

[4]Laval : la technopole sort de terre. Ouest-France, 16 septembre 1997, p.11

 

Comment est né l'événement Inov'dia ?

Le mardi 18 octobre 2016, Inov’dia revient à l’hippodrome de Laval pour la 7ème édition. Retour sur la naissance de cette journée où créativité et innovation sont à l’honneur.

En 2006, Laval Mayenne Technopole a organisé une « Journée de l’Innovation « Visez l’Innovation, Vivez l’Innovation » afin d’aider les PME mayennaises dans leurs démarches d’innovation. Déjà un état d’esprit était en train de naître ! En effet, le matin, des experts et chefs d’entreprises ont partagé leur expérience dans l’innovation. Après la présentation d’un cas concret interprété par un comédien, deux tables rondes ont permis d’aborder des notions clés de la démarche d’innovation. L’après-midi, chaque participant a pu rencontrer individuellement des professionnels de l’innovation. Un événement, très similaire, avait également été organisé la même année à la Roche-Sur-Yon ! Avec Laval, les deux villes sont sensiblement de même taille, veulent développer l’innovation sur leur territoire et sont dotées d’un tissu important de PME, de taille et de secteurs d’activité comparables, alors pourquoi ne pas organiser un événement commun ? C’est ainsi qu’un partenariat est né entre trois structures d’appui à l’innovation, Laval Mayenne Technopole, Oryon et Atlanpole, la technopole de Nantes et de la Vendée, pour organiser conjointement, chaque année, alternativement à Laval et à la Roche-Sur-Yon les rencontres régionales de l’innovation baptisées Inov’dia !

Placée sous le signe de la créativité et des projets collaboratifs, la première édition a eu lieu le 3 décembre 2009 à Laval. Pour les partenaires de cet événement, il est primordial qu’Inov’dia soit différent des autres événements ! En effet, pour parler d’innovation et favoriser son émergence, il est indispensable d’être créatif et innovant dans l’organisation et le contenu de la manifestation.

C’est ainsi que chaque année, à Inov’ida, les participants retrouvent des ateliers nombreux et diversifiés, un forum des acteurs régionaux de l’innovation et des produits innovants des entreprises, un speed-dating pour rencontrer au hasard des participants, un espace cosy pour se relaxer et s’inspirer. Ce qui caractérise Inov’dia c’est aussi un intervenant surprenant pour ouvrir la journée, de longs moments de pause pour favoriser les échanges.

C’est une journée conçue pour les entreprises pour qu’elles expérimentent l’innovation et qu’elles trouvent des réponses à leurs questions. Pour se développer, les entreprises ont besoin d’innover et ont tout à gagner de mieux se connaître entre elles et échanger.

Pour cette 7ème édition qui aura lieu le 18 octobre, les différents espaces de l’hippodrome seront investis pour accueillir les 500 participants attendus. La journée proposera deux facettes complémentaires : l’innovation au sens large, dans tous types de domaines et dans des entreprises de toutes tailles, et un focus sur l’innovation par le numérique.

Le programme de la journée alterne séances collectives et ateliers dynamiques pour découvrir ce qu’est l’innovation et les opportunités qu’offrent les technologies du numérique.

Je veux participer à cet événement innovant !

 

Comment est né le programme d'accélération Idenergie ?

Cette année l’accélérateur de startup Idenergie fête ses 10 ans ! En effet, c’est la dixième promotion d’entrepreneurs de toute la France venant passer 26 jours en Mayenne pour développer leur projet de création d’entreprise innovante ! Savez-vous comment est né ce programme ?

Il faut remonter en 2006  lorsque « les fermetures ou restructurations d’entreprises (SAFR, Flextronics, les Coutils et Geodis) ont particulièrement affecté le bassin lavallois, avec pour conséquence une perte d’environ mille emplois. Dans ce contexte, les collectivités locales ont obtenu du comité interministériel d'aménagement et de compétitivité des territoires (CIACT) la signature, le 19 mai 2006, d'un contrat de site, afin de favoriser le redéploiement économique du territoire. »[1]. C’est lors de l’été 2006 que Christian Travier, nouvellement Directeur de Laval Mayenne Technopole est convié à la Préfecture de la Mayenne pour échanger avec l’ensemble des acteurs du développement économique afin de mettre en œuvre des actions concrètes pour recréer des emplois! Plusieurs projets ont alors émergés pour le territoire afin de « développer de nouvelles activités, attirer les investisseurs, s'impliquer dans les pôles de compétitivité, stimuler la recherche et l'innovation, encourager les filières créatrices d'emplois, structurer l'offre d'accueil d'entreprises »[2]. Ce « contrat de site » se traduit aussi par une enveloppe financière importante : 11,7 millions d'euros sur trois ans. »[3] afin de mettre en œuvre la stratégie définie en trois axes :« rendre plus attirant le territoire  pour y faire venir des entreprises, adapter les qualifications et les compétences professionnelles aux évolutions des métiers et favoriser les nouveaux secteurs qui s'inscrivent dans la dynamique des « pôles de compétitivité ».[4].

En ce qui concerne l’innovation, Laval Mayenne Technopole a alors formulé deux projets pour permettre d’attirer des entrepreneurs sur le territoire : Organiser un concours pour faire venir des entrepreneurs suite à une « sollicitation de François d’Aubert sur la possibilité d’attirer à Laval des porteurs de projets de création d’entreprises innovantes »[5] et développer un incubateur départemental qui serait une structure d’accompagnement des nouveaux projets innovants. Christian Travier propose alors un concept de concours très différent des nombreux concours qui existent alors sur de nombreux territoires. Ce concours est en fait un accompagnement dans la durée pour valider une idée d’entreprise innovante et se lancer : sans le savoir encore, LMT a créé le premier accélérateur de startups français et peut-être européen, peu après le premier accélérateur américain lancé en 2005. Aujourd’hui, il y a près de 900 accélérateurs en Europe !!

Pour la mise en œuvre, il fallait aller vite car le Salon des entrepreneurs ouvrait ses portes début février 2007 et il fallait être prêt pour y recruter les premiers candidats ! Tout était à faire, il fallait trouver un nom, développer des supports de communication, construire le programme, trouver des intervenants, des lieux en Mayenne pour faire découvrir le territoire, … Bref, l’action était eu rendez-vous et les heures de travail se sont enchaînées au pas de course pour lancer dans les temps « Idenergie, concours national de création d’entreprise innovante ». Pour la première édition, 8 entrepreneurs ont été accueillis en Mayenne pendant 30 jours répartis sur 8 mois, sans obligation de s’installer sur le territoire puisque la volonté était de les convaincre par la qualité de l’accompagnement et de l’écosystème! Et ça marche ! Depuis 2007, 90% de ceux qui créent une entreprise à la fin du programme le font en Mayenne. Le Crédit Mutuel a été conquis par l’idée et est devenu partenaire du programme pour les 8 premières éditions : ceci  a permis d’offrir à la fin de l’accompagnement, un prix de 10 000 € à un deuxième projet, en plus du prix de 20 000€ remis par les collectivités locales. Le programme pensé pour les porteurs de projet au stade de l’idée comprenait des  sessions dédiées à l’humain, au marketing, au financier, au commercial et enfin à la présentation de son projet à des investisseurs. Le but étant qu’en décembre les créateurs soient prêts à se lancer afin d’intégrer UP ! L’Incubateur, lui aussi mis en place suite au contrat de site, mais ça c’est une autre histoire !

De cette première édition sont sorties plusieurs belles entreprises comme Enozone dans la réalité virtuelle, Genourob dans l’instrumentation médicale et Neolix qui après des années de recherche pour mettre au point son innovation dans le domaine de l’instrumentation dentaire est aujourd’hui en très forte croissance.



[1] CONSEIL GENERAL DE LA MAYENNE, LAVAL AGGLOMERATION. Projet de Parc logistique multimodal Laval-Mayenne. 2007, p.2

[2] Idem

[3] D’AUBERT, FRANÇOIS. 11,7 M€ pour revitaliser le bassin d’emploi de Laval. Le journal de Laval Agglomération, été 2006, n°1, p.9

[4] Idem

[5] TRAVIER, CHRISTIAN. Concours de création d’entreprise : Dossier de présentation. 11 janvier 2007, p.3

 

Comment la thématique de la Réalité Virtuelle est-elle apparue en Mayenne ?

La candidature de Laval à la French Tech sur la thématique de la réalité virtuelle et augmentée est l’occasion de revenir sur les débuts de la Réalité Virtuelle en Mayenne. En effet, depuis 20 ans, les acteurs du territoire ont fait le choix de favoriser le développement de la réalité virtuelle avec l’ambition d’en faire une identité propre à Laval et une capitale européenne.

L'association loi 1901, Laval Mayenne Technopole, voit le jour en 1996 sous l'impulsion de l’ancien maire de Laval, François d’Aubert afin de dynamiser le territoire en misant sur l’innovation et les nouvelles technologies.

LMT est soutenu par Laval agglomération, le conseil Départemental de la Mayenne, la chambre de commerce et d’industrie de la Mayenne et le conseil régional des Pays de la Loire. Pour donner une identité au Département et plus largement pour se démarquer des autres technopoles, il est décidé de se lancer dans un domaine encore confidentiel : la réalité virtuelle.

C’est ainsi que le premier salon dédié à la réalité virtuelle « Laval Virtual » a vu le jour en 1999 à Laval. Cet événement phare a réellement porté Laval pour en faire une référence internationale en matière de réalité virtuelle accueillant chaque année, des milliers de visiteurs, sur cinq jours dont trois exclusivement réservés aux professionnels et deux pour le grand public.